Arrivée à Nice il y a quatre ans et pensionnaire du Centre de formation, Léa a petit à petit participé aux entraînements de l’équipe professionnelle, puis est apparue à plusieurs reprises sur le banc des Niss’Angels, avant de prendre part aux rencontres de LF2, puis de LFB et enfin cette saison, d’EuroCup. Tout juste qualifiée pour le Final Four avec les Espoirs, Léa revient sur sa riche expérience avec le Cavigal Nice Bakset 06.

 

 

-Où, quand et comment as-tu commencé le basket ?

J’ai commencé le basket dans mon village vers 6 ans. Je faisais de la gym avant, j’ai voulu arrêter et mes parents m’ont « obligé » à faire du basket. Du coup je me suis mise au basket et maintenant ça fait plus de 10 ans que je joue.

 

-Avant d’arriver à Nice, dans quels clubs as-tu joué ?

J’ai joué longtemps dans mon village. Puis en benjamine je suis partie jouer à saint Estève pendant trois ans où j’ai joué en minimes France et après je suis allée au centre de formation de Perpignan pendant un an.

 

-Quand et comment s’est faite ton arrivée à Nice ?

Donc j’étais au centre de formation de Perpignan, et le club a eu des gros problèmes d’argent, du coup j’ai dû chercher un nouveau club et j’ai atterri ici, ça fait 4 ans que je suis là.

 

-Lors de la saison 2014/2015, tu participes au titre de championnes de France LF2, quel rôle avais-tu dans l’équipe ? Qu’as-tu appris ?

J’étais partenaire d’entrainement des pro, puis avec Safie, une autre joueuse du centre de formation, on a commencé à faire le banc des pro et on s’est retrouvé à participer à un titre de championnes de France de Ligue 2.  J’ai beaucoup appris, les entraînements des pro c’est très différents de ce qu’on fait au centre de formation. Tout va plus vite, la vision du jeu, les contacts, l’intensité et puis on était toujours stressées quand on allait s’entraîner. On ne voulait pas faire de d’erreurs, on était impressionnées, intimidées ! Et puis cette année-là à l’intérieur il y avait Astan Dabo, alors comment te dire que je me suis endurcie !

 

-Cette saison tu as découvert l’EuroCup (21 min) en faisant ta première rentrée face à Fribourg. Qu’as-tu ressenti à ce moment ?

C’est impressionnant et stressant à la fois. On ne veut pas faire d’erreur et il faut qu’on soit hyper concentrées. Ça fait plaisir, ça te montre que le travail que tu fais tous les jours paye, que tu ne fais pas tout ça pour rien, en soit c’est un peu une récompense !

 

-Tu as également participé au déplacement en Turquie à Kayseri, où tu as joué 10 min et marqué 3 points. Tu peux raconter un peu l’ambiance, l’atmosphère de ce genre de rencontre ? 

C’était beaucoup plus bruyant que les matchs à Leyrit ça c’est sûr ! Il y a beaucoup plus de monde dans la salle et le public encourage beaucoup. Ce serait bien si c’était la même chose en France ! Après, de notre arrivée à notre départ, il y avait toujours la police avec nous même pendant l’entraînement avant le match, ça faisait bizarre.  Mais ça été une bonne expérience.

 

-Tu viens de te qualifier avec les Espoirs pour le Final Four. L’équipe a l’ambition d’aller jusqu’au bout ?

Oui bien sur ! On est très contente de s’être qualifiées pour les Final Four et on est toutes motivées pour aller jusqu’au bout et jouer contre Nantes le 15 Mai si je ne me trompe pas !

 

-Selon toi, quels vont être les points forts de l’équipe qui pourraient être décisifs pour le Final Four ?

Je pense qu’on est une équipe homogène et forte sur tous les postes. On a eu des moments un peu compliqués pendant le saison et on à su rebondir. Je pense que ça peut être une force et ça nous a permis de construire un groupe solide.

 

-Et à l’inverse, selon toi quels vont être les points faibles de l’équipe à gommer ?

Je pense qu’on est une équipe relativement jeune et le manque d’expérience peut nous porter défaut.

 

-En 2015 tu obtiens ton bac avec mention. Où en es-tu dans tes études maintenant ? Tu ambitionnes de continuer ce double projet ?

Je suis en licence 2 à la fac de sport mais je compte arrêter l’année prochaine pour faire quelque chose qui me plaît vraiment, et du coup je vais faire passer les études avant le basket. Je vais quitter Nice a la fin de l’année, et je ne regrette pas du tout d’avoir choisi de venir à Nice après avoir quitté Perpignan. J’ai passé quatre belles années ici.

 

Portrait chinois :

Si tu étais :

un autre joueur ou joueuse que toi : Boris Diaw

une ville : Barcelone

un autre sport que le basket : le hand ball

un plat : les lasagnes

une série : Murder

un film : Fast and Furious

une musique :  I don’t wanna live forever, de Zayn & Taylor Swift